Parlons Lactalis !

 

Les conversations  du weekend entendues sur les marchés, les commerces ou en famille le montrent : que ce soit en tant que consommatrice ou au nom de ses racines agricoles fortes, la population de notre département rural est particulièrement sensible à l'affaire Lactalis. Alors parlons-en !

 Avec près de 10 milliards d’€ de fortune, Emmanuel Besnier le PDG de Lactalis, a multiplié par 2,5 cette fortune ces quatre dernières années.

Durant cette période, il a été le champion de l’écrasement du prix du lait payé aux agriculteurs.

Les producteurs de lait sont devenus les otages de Lactalis qui a droit de vie ou de mort sur la filière.

Comment le système capitaliste a-t-il pu mettre dans une telle dépendance nous tous, paysans et consommateurs ?

Le groupe est aujourd’hui au cœur d’une faille de la sécurité alimentaire, avec le scandale du lait infantile contaminé à la salmonelle. Et il continue à faire preuve de la même arrogance. Beaucoup de ques­tions se posent : sur les conditions de tra­vail et de production, sur les conditions de la distribution et du retrait des lots conta­minés... La loi du secret, qui est une marque de fabrique du PDG, doit être brisée et toutes les questions doivent être posées. Toutes ! Y compris celles-ci :  

  • combien a-t-on supprimé d’emplois dans les administrations de contrôle de l’État depuis 2012 ? Mille postes supprimés !
  • Ou encore, quel est le montant du chèque d’économies sur son ISF que va toucher Emmanuel Bes­nier grâce à Emmanuel Macron, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin ?
Car, Mr Emmanuel Macron, c’est bien ça les premiers de cordée. Il faut faire les liens qu’on nous interdit de faire. La crise Lactalis, c’est la crise d’un système hyper-productiviste visant le profit, toujours plus de profit.

 

Et il faut aussi interroger le mode de con­sommation auquel nous astreint ce sys­tème devenu fou. Car l’affaire Lactalis est le plus bel exemple qu’écologie et social ne font aujourd’hui qu’un.

 

Si nous allons au bout de ces questions, comme vient de le demander le député communiste Sébas­tien Jumel, en réclamant la constitution d’une commission d’enquête, c’est tout un système qui sera mis à nu.

 

Et c’est un système de pouvoirs qu’il faudra changer, car le pouvoir sur de tels enjeux indus­triels et alimentaires ne peut pas en démo­cratie appartenir à une si petite poignée d’actionnaires, vivant dans le secret le plus absolu.


 

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0