Droits des femmes, égalité : les parlementaires de l’Indre entre la honte et le silence

 

Les parlementaires de l’Indre ont causé hier dans la Nouvelle République sur les droits des femmes.

 

Commençons par le pire. Si on enlève les circonvolutions de langage, ce que nous dit le sénateur Mayet  est simple et  clair : il  trouve normal de croiser une femme dans la rue et de lui dire qu’elle a « un joli petit cul ».

 

Et ce monsieur ose affirmer qu’il respecte les femmes ! C’est sûr, il les respecte …comme le renard respecte les volailles du poulailler !

 

Par ses propos scandaleux,  Mayet « la honte » encourage de fait tous les sexismes et les violences faites aux femmes. Il est le digne continuateur de tous ceux qui veulent les cantonner dans des rôles secondaires et continuer à les rendre invisibles et soumises. 

 

C’est certain : la cause des femmes ne peut rien attendre de cet individu qui manie mieux le doigt d’honneur que l’intelligence sociale.

 

Quant aux députés en place, Jolivet et Forissier, interviewés dans la même édition, houlala, quelle retenue !

 

Entre le « ça va mieux dans les couloirs de l’assemblée » et attention aux excès « ils veulent bien « aider les femmes à s’exprimer ».

 

Mais sur les vrais sujets, égalité salariale, égalité des droits, lutte contre les violences, accès à la santé, précarité de l’emploi… les législateurs  « indriens » sont cruellement silencieux !

 

Pas grand-chose non plus à attendre de ce côté-là !

 

A contrario, le débat organisé dimanche dernier par la fédération du PCF dans le cadre de son banquet fraternel a montré que la nécessaire lutte collective pour les droits des femmes et l’égalité pouvait s’appuyer sur un parti communiste pleinement féministe et sur les propositions concrètes de ses députés à l’assemblée nationale.