Le geste et la parole

 

Le volontarisme et la combativité peuvent impressionner un auditoire. Ce n’est pas pour autant que le fond du discours est juste et légitime.

Macron est en passe de devenir maitre dans cet art de l’affrontement public et de la gestuelle politique. De ses plongées dans les tréfonds d’un peuple confronté à sa politique antisociale à ses séances de jardinage avec Trump, il  en fait  même une marque de fabrique censée emporter l’adhésion et/ou étouffer toute contestation, si ce n’est forcer l’admiration. A côté, Sarkozy et son «casse-toi pauv’ con» apparait presque comme un « enfant de chœur »

 

Ces attitudes font certes la joie des médias qui l’adulent. Mais  ne les prenons que pour ce qu’elles sont : des effets de manches qui tentent de masquer la nocivité de ses choix politiques, la dévotion à la classe dominante des affairistes et des financiers, l’alignement brutal sur une politique américaine agressive vis-à-vis du reste de la planète.

 

Avec toute la morgue de sa puissance, la  classe des ultra riches que Macron et les siens servent avec un zèle et une violence inégalés contre les intérêts populaires se vit comme « reine  du monde » incontestée et incontestable.

 

C’est à conserver et développer les privilèges de cette classe que servent les gesticulations « macronniennes » et la politique qui va avec.  

 

L’étouffoir du geste et de la parole présidentielles peuvent faire illusion un temps plus ou moins long. Mais  à l’aune des réalités concrètes cela ne pourra jamais rendre juste ce qui ne l’est pas et positif ce qui n’est que mépris du peuple.

 

En ces temps présents qui appellent tant de changements et tant de développement des luttes solidaires, la pleine conscience des manipulations à l’œuvre peut nous être utile.