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Soutien à la lutte des intermittents

Sylvie Dubois, cheffe de file du Parti Communiste Français pour les élections régionales est venue, ce 11 mars, apporter son soutien et celui du PCF aux intermittents en lutte qui occupent Equinoxe à Châteauroux.

Accompagnée de Florence Aubard, Dominique Boué et Michel Fradet ( ancien conseiller régional) pour la Fédération de l'Indre du PCF  et de Eric Bellet Directeur du stage festival Darc, elle s'est entretenue avec les intermittents en les assurant de la détermination des communistes à agir à leurs côtés pour la satisfaction de leurs revendications.  

(Voir l'intervention de Sylvie Dubois ci-dessous)


L'intervention de Sylvie Dubois
Le parti communiste vient vous apporter son soutien dans votre lutte.
Je m’appelle Sylvie DUBOIS et dans le cadre des élections régionales, j’ai été désignée pour être cheffe de file sur parti sur la Région Centre Val de Loire.
Avec mes camarades de la Fédération de l’Indre et du Loiret nous souhaitons échanger avec vous sur vos revendications et votre la lutte, avec l’occupation de ce lieu. Ce Théâtre Équinoxe comme le dit son Directeur qui est votre lieu de travail.
Syndicaliste moi-même, militante CGT, je suis également élue municipale à SARAN dans le Loiret, adjointe aux finances.
Pour la région nous avons des ambitions importantes pour répondre aux besoins des gens. En plaçant l’humain au cœur de nos préoccupations.
Après un an de crise sanitaire, la culture et le service public culturel sont les plus durablement touchés.
On pourrait assister à une forme de dépression de création et de diffusion des œuvres.
Nos concitoyens ne doivent pas être empêchés de faire de la culture mais bien plus, il doivent y être encouragés ! car la culture et la démocratie sont indissociables
Pour moi, je défends le fait que la culture est essentielle à la société.
Le syndicat des artistes SFA écrit et je partage cette idée : “ Dans les espaces publics, comme privés, au travail ou la maison, nous défendons l’idée que chacun d’entre « tous » est porteur de culture et que des droits doivent traduire cette possibilité offerte aux citoyens. Nous défendons aussi que l’artiste doit être en capacité d’œuvrer dans de bonnes conditions à la création de ce bien commun.”
La démocratie sociale est aussi essentielle : c’est à l’opposé des directives et décisions du gouvernement.
Aucun dialogue n’existe ni sur la durée des fermetures ni des possibilités de réouverture des lieux culturels ni des conditions de la reprise. Aucun dialogue n’existe non plus avec les usagers du service public, les spectateurs, les visiteurs.
Je vous apporte mon soutien car cette lutte rejoint aussi des questions essentielles du bien vivre ensemble et j’ose dire de l’avenir même de notre société.
Les lieux de spectacles et de cinéma, musées, bibliothèques, c’est la dégradation, car le gouvernement profite de la situation pour poursuivre et accélérer ses remises en cause des services publics.
Comme vous et avec vous, nous défendons un service public culturel renforcé avec de réels moyens qui deviennent pérennes, au service de tous et notamment des professionnels en difficultés et des concitoyens en attente de rencontres artistiques, de partage et d’un nouvel imaginaire.
Plus loin, dans son communiqué, le syndicat disait et je rejoins ce point de vue: “Les artistes et techniciens intermittents du spectacle, les agents sous contrat à durée déterminée et vacataires dans la Fonction publique d’État ou dans les Collectivités territoriales, les autrices et auteurs, connaissent des situations sociales détériorées, voire catastrophiques pour certains du fait de la disparition totale ou partielle de leurs activités professionnelles. Nous défendons des droits sociaux qui protègent les travailleurs de la culture, leur métier et savoir-faire. “
Il faudra donc en sortir et mobiliser pour faire entendre cette place inaliénable et essentielle de la culture qui est une compétence régalienne de l’État.
Les communistes ont été élus à la région :
Ils avaient su alors prendre à bras le corps cette question et se mobiliser pour faire avancer des points que le niveau régional permet.
Pour avancer, il faudra que la Région s’engage pour revoir son budget à un niveau convenable qui pourrait avoisiner les 10 %.
Elle devra réunir pour construire après cette crise majeure des dispositifs qui sauvent le plus fragiles, qui permettent à tous les territoire qu’ils soient des villes ou ruraux d’être partagé par l’action culturelle.
Cela est vrai aussi des citoyennes et citoyens dont les confinements et les craintes pour l’avenir qu’engendre la crise ont éloigné des pratiques et des échanges avec le monde artistique.
Il faudra une renaissance de la culture en Région Centre Val de Loire, elle sera une dimension essentielles de réussir l’après crise.
Moyens financier, aide au développement à la création revisitée, aucun art ne devra être oublié : art plastique, circadien ou vidéo, arts du spectacle vivant.
Plus qu’une grosse machine éloignée du plus grand nombre, la région devra penser son action par un maillage fin du territoire en installant des équipes, en suivant et accompagnant dans la durée les actions.
Elle devra veiller au respect scrupuleux des droits sociaux des artistes et des techniciens.
Nous demanderons que soit organiser par département et de façon très déconcentrée des forums pour de véritables États Généraux Régionaux de la Culture pour enfin faire monter et entendre les exigences des professionnels.
La région devra y jouer un rôle majeur, moteur, essentiel de par sa proximité et forte des acquis des élus communistes qui s’y sont consacrés dans le passé.
Je suis avec vous car je considère que la culture, loin d’être la cerise sur le gâteau, nourrit la volonté politique d’émancipation humaine qui anime tout mon engagement.
Et parmi les engagements précis que je peux annoncer aujourd’hui :
Une politique régionale de soutien exceptionnel à la création artistique, et à la démocratie culturelle,
• Un grand débat délocalisé et démocratique sur les conditions de travail, les conditions de la réouverture et l’accompagnement de la reprise,
• Une politique régionale de soutien à l’emploi artistique,
• Des actes de solidarité et d’avancée sociales pour la conquête de droits sociaux garantis à tous, et notamment pour les professionnels de la culture privés notamment d’assurance-chômage ou de congé maternité en raison de la spirale de la précarité,
• Des actions en cascade dans les subventions pour agir vers la revalorisation des salaires ;
• Un plan régional d’accompagnement des étudiants du secteur culturel, au cours des études et à leur sortie pour leur permettre d’accéder à l’emploi. 

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